Jardin

C'est un jardin qui fredonne
Qui chante, s'époumone
Aux coins des vertueux chagrins.

C'est un jardin pour jours maussades
Jardin d'âmes cellophanes
Qui tient dans la main
D'un gamin.

Là, batifolent prédateurs affamés, voraces
A l'exquise violence aux subtiles couleurs
Aux parfums capiteux ; là s'accomplissent
Les prodiges purulents et baveux de la mort
Ses rites suaves généreux.

C'est un jardin berceau par dessus les tombes.

Inconsciente tu y portes tes pas,
Laissant à d'autres lieux
Tes rêves, tes pensées.

Et le jardin se pare de nouveaux appâts
Alors que délicat je me laisse glisser
Dans ses filets.

proposer un commentaire
voir les commentaires
retourner à la Table des Matières