Sourire

Quand, au creux des ténèbres
Les pensées les plus sombres
Envahissent ton cœur,
Que les formes atones
Evoquent un jongleur
De torches incendiaires
De piques acérées
Cligne des paupières
Souris à ces pensées,
A ce théâtre d’ombres,
Ce pauvre loup des steppes
A l’illusion que scande
Quelque manège ancien
Qui tourne, tourne. En vain.


Quand, au noir de l’oubli
Succède l’inconnu
Quand toutes les nuances
Semblent abolies
Cligne des paupières,
Souris à ces pensées
Ces rubans éphémères
Qui paraissent noués
Et patiemment observe,
Ces nœuds, compilations
Laisse-les disparaître
Dans la contemplation.


Mais quand, au cœur de la nuit
Ton sourire jaillit
Qu’il rejoint mon sourire
Comme de vieux amis
Paisibles, ils cheminent,
Eclairent d’autres nuits…
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